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الموضوع: ترجمة قصة ما يشبه الوحم

  1. #1
    أستاذ بارز الصورة الرمزية الدكتور حسين فيلالي
    تاريخ التسجيل
    09/08/2008
    العمر
    64
    المشاركات
    295
    معدل تقييم المستوى
    11

    افتراضي ترجمة قصة ما يشبه الوحم

    COMME UNE ENVIE
    Nouvelle de Hocine Filali
    Traduit de L’arabe par Dr rabeh Sbaa
    Ecrivain sociologue De Langue française
    L’information à elle seule était suffisante pour provoquer leur colère. Et provoquer leur colère signifie les défier. Leurs navires se sont immobilisés sur la côte après avoir traversé les mers. Ils entourèrent méticuleusement notre vieille demeure. Ils se regardèrent les uns les autres avec une circonspection qui ressemblait à de la méfiance mêlée de prudence et annoncèrent d’une voix sarcastique:
    -Fais-le si tu peux!
    J ‘ai dirigé un regard furtif vers la fenêtre. li y avait un groupe composé de femmes et d’hommes aux visages blêmes. Je me suis senti seul. Mais malgré cette sensation qui me nouait les tripes, je décidai d’exprimer ma révolte.
    Et de toutes mes forces je criai :
    Je ne vous ouvrirai pas notre maison!
    L’homme s’avança imperturbablement. Cet homme qui entrait parfois l’intérieur de nos maisons sans avertir. Je lui ai souvent parlé de nos problèmes des heures durant. Cet homme dispose de nos rêves. Il lui arrive d’écouter nulle et un propos puis disparaître sans dire au revoir. Il sait s’éclipser comme il vient. Sans crier gare, sans cérémonial et sans fanfare. C’est lui qui leur a ouvert la porte de notre demeure. Ils n’ont pas hésité à s’y engouffrer avec une assurance et un aplomb qui s’apparentait à de l’aisance. J’ai sursauté, affolé, à leur approche. J’ai brandi avec fermeté l’épée de mon grand- père Abdelkader. Je l’ai agitée véhémentement devant eux et j’ai demandé à les affronter. En guise de réponse, Ils se mirent à ricaner. Ils susurrèrent quelques mots puis balayèrent circulairement les murs de la maison de leur regard:
    -Nous ne sommes pas venus pour la guerre!
    -Ce sont des investisseurs étrangers, dit d’une voix chafouine l’homme qui disposait de nos rêves.
    -Que veulent-ils ?
    -Louer votre maison, comme ils l’ont fait avec tous les habitants de la ville. Et même avec ceux d’autres villes.
    -Je ne céderai pas un iota de notre maison!
    L’homme qui dispose de nos rêves montra son courroux et dit d’un ton tranchant:
    -Tais-toi! On t’a connu bon citoyen. On t’a vu marcher dans les manifestations populaires en scandant : « Longue vie à nous et au peuple !> Alors tais-toi!
    -Mais où habiterai-je?
    I’ étranger qui se tenait à sa droite e qui est resté impavide durant cet échange, s’approcha de moi et me chuchota à l’oreille:
    -Ti vivras parmi nous. Parmi nous, me répéta-t-il en me tapotant l’épaule.
    Celui qui nous confisque nos rêves et qui parie de nos peines à notre place déclara:
    -Fais preuve de pénitence, cher concitoyen! La ville a besoin de tes sacrifices. Et ceux-là que tu vois à mes côtés sont nos amis. Tu es un bon citoyen, toi.
    Je me surpris en train de me demander comment j’ai pu me laisser prendre à la fable du bon citoyen. A la farce du citoyen honnête et dévoué. Chaque fois que je voulais me révolter contre eux, je m’aveuglais et pensais que j’étais effectivement comme ils me dépeignaient. Un bon citoyen, disent-ils. Je me demande comment j’ai pu supporter, sans broncher, un tel flétrissement pendant des années. Une flétrissure qui ressemble à une souillure. Mais cette fois-ci je ne sais pas où j’ai puisé ce courage. Je crois que j’ai fait entrer la vengeance en ligne de compte. Et fou de rage je leur lançai:
    -Demain, vous verrez!
    *****
    Grande fut ma surprise, le jour suivant, quand je n’ai trouvé personne à la maison. Mais le décor de celle-ci avait ostensiblement changé. Des lits de couleur rouge ont envahi tous les coins de la demeure. Des boîtes entassées, qui ressemblent aux boîtes de jeux d’enfants et sur lesquelles on pouvait lire “ fabrication locale “. Je n’ai pu résister à la tentation d’ouvrir l’une d’entre-elles et c’est ainsi que j’ai vu surgir pêle-mêle des comprimés de Viagra et des jouets.
    Je me suis alors affalé sur l’un des lits rouges. Mes membres sont pris dans les rets de la fatigue. Et le sommeil commença à alourdir pesamment mes paupières. Je sentis brusquement la présence d’autres personnes dans mon lit. Des corps d’une indicible douceur me frôlèrent. Commença alors un mouvement étrange au creux du ht. Quelque chose que je n’avais jamais connu auparavant. J’ai levé la tête vers le toit et découvris des femmes et des homme s nus. Dans des positions saugrenues. Des pos-lions ne je n’avais jamais imaginé. Je détournai promptement le regard vers les murs puis vers le sol. Ils commencèrent à se multiplier avec une rapidité qui donne le tournis. Une rapidité qui rappelle l’invasion des sauterelles. Je me suis trouvé cerné de toutes parts. Le premier d’entre eux était l’homme d’entre nous. I ‘homme qui nous dépossède de nos rêves. Ils m’ordonnèrent en chœur:
    -Déshabille-toi comme nous tous!
    -Je ne quitterai jamais mes habits rétorquai-je!
    L’homme venant de l’autre côté de la mer s’avança placidement et me déclara:
    - Maintenant, tu es programmé. Tu as mangé de notre nourriture, tu as bu nos boissons, tu as revêtu nos vêtements, tu as appris notre langue, il ne te teste plus qu’à exécuter nos ordres. Veux-tu qu’on te fasse la démonstration?
    Il sortit de sa poche un petit instrument en acier et le dirigea vers moi. Il appuya ensuite sur un bouton rouge. La pression produisit un son étrange. L’homme de l’autre côté de la mer m’ordonna alors résolument de danser. Sans me rendre compte, je me surpris à exécuter quelques pas d’une danse populaire que mon défunt père effectuait au moment des labours.
    Ils ricanèrent tous et dirent:
    -Danse, danse encore!
    -Et d’après vous, que suis-je en train de faire?
    -Tu fais le pitre !
    De nouveau, il appuya sur le bouton rouge et je me surpris à sautiller comme un singe :
    -Continue, continue ! Lève les pieds! Frappe le sol! Bouge les fesses ! Roule-toi par terre comme un chien !
    Au bout d’un instant, ils ajoutèrent :
    -Chante ! Nous voulons entendre des chants maintenant.
    Je me mis à entonner une chanson populaire que j’avais apprise de ma défunte mère.
    -Nous voulons des chants et non pas des croassements de corbeau.
    J’ai de nouveau sondé les rainures et les échancrures de ma mémoire. Des sifflements de balles et la stridence des bombes et des avions m’emplirent la tête. Je n’entendis que le cri des enfants et le hurlement des femmes. Je me mis à crier et mes cris emplirent mon corps comme des ondes électriques.
    -Ne fais pas le fou ! Rappelle-toi ! Rappelle-toi qui nous sommes, me dirent-ils avec un ton menaçant.
    Mais du fin fond des plissures enfouies dans l’ensablement de ces souvenirs qui ne quittent jamais une mémoire, je me souvins de rouleaux de barbelés et d’amas de corps calcinés :
    -Je ne me rappelle que de ce que vous avez vous- mêmes entendu et observé, dis-je à l’homme qui venait de l’autre côté de la mer.
    Il sortit agilement un petit outil de sa poche, l’orienta vers moi et en appuyant sur un bouton rouge, les boutons de mon pantalon sautèrent le laissant tomber sur mes chevilles. En entendant leurs ricanements, je m’enfuyais en cachant mes parties intimes. Il appuya de nouveau sur le bouton. L’appareil envoya des ondes qui me brulèrent les doigts. Un peu sonné, je décidai de m’engouffrer dans la pièce où j’avais ouvert l’un des paquets entassés à l’intérieur. J’entrepris de les jeter tous dehors. A ce moment, les comprimés de Viagra volèrent dans touts les sens ainsi que les différents objets en plastique.
    Je vis alors les habitants de la ville faire la même chose moi. Le ciel se couvrit subitement de nuages sombres. Il se mit à pleuvoir avec force. Après une longue période de sécheresse, les habitants de la ville prirent ce signe comme une bonne nouvelle.
    Mais es doctes déclarèrent :
    -Le goût de cette eau est salé et les mâles qui la boiront verrons apparaître des symptômes étranges. Leurs ventres enfleront et leurs seins prendront de l’ampleur. Il y aura aussi des signes qui rappellent le cycle menstruel... et l’envie !


  2. #2
    شاعر
    نائب المدير العام
    الصورة الرمزية عبدالله بن بريك
    تاريخ التسجيل
    18/07/2010
    العمر
    57
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    معدل تقييم المستوى
    12

    افتراضي رد: ترجمة قصة ما يشبه الوحم

    شكراً للقاصّ و للمترجم.
    تتفق معي -دكتور "حسين فيلالي"-أنّ الموضوع سيكون
    أكثر إفادة و أكبر أثر تعليميّ لو صاحبه النّصّ الأصليّ.
    تحيتي و تقديري.

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